Mercredi 15 avril 2026, Christophe Train, de CT PROD, animait pour le groupe GIR un atelier sur l’intelligence artificielle. Des adhérents issus de secteurs variés y ont participé : ressources humaines, industrie, communication, services et formation professionnelle.
L’intelligence artificielle n’est plus réservée aux grandes entreprises technologiques. Mercredi 15 avril 2026, des dirigeants membres du groupe GIR se sont réunis pour un atelier de découverte animé par Christophe Train, de CT PROD, expert en transformation digitale et IA appliquée aux PME industrielles.
Pourquoi le groupe GIR s’empare du sujet intelligence artificielle ?
En 2026, l’intelligence artificielle n’est plus une tendance lointaine : c’est une réalité qui touche déjà les PME industrielles, souvent sans qu’elles en soient pleinement conscientes. Des outils comme ChatGPT, Claude ou Mistral sont utilisés par des millions d’utilisateurs professionnels dans le monde, et les entreprises qui ne s’y forment pas aujourd’hui risquent de prendre un retard difficile à rattraper.
C’est dans ce contexte que le groupe GIR a inscrit l’intelligence artificielle à son agenda. L’objectif n’est pas de suivre une mode, mais d’offrir à ses adhérents des réponses concrètes à une question que beaucoup se posent : par où commencer, sans risquer ses données ni désorganiser ses équipes ?
Ce qui distingue cet atelier des formations IA classiques, c’est la personnalisation poussée de chaque démonstration. Plutôt que de présenter des exemples génériques, l’animateur a travaillé en direct sur les cas réels de chaque participant.
La méthode : comprendre, voir, faire, décider
Au-delà des démonstrations, l’atelier a suivi une progression pédagogique rigoureuse, conçue pour des découvrantes et des découvrants sans expérience préalable de l’IA.
– Comprendre sans jargon : l’IA y a été présentée comme un outil de complétion avancée, avec ses forces (rédaction, structuration, reformulation) et ses limites fondamentales (risque d’hallucination, absence de contexte par défaut).
– Voir sur des cas réels : chaque démonstration a utilisé un exemple concret, pas un cas fictif conçu pour impressionner, mais un vrai problème.
– Décider avant de partir : le tour de table final a demandé à chacun d’annoncer publiquement une action concrète à réaliser avant la fin de la semaine. Pas un projet, une action, avec un outil nommé et un cas d’usage précis.
Données, confidentialité, EU AI Act : les règles essentielles rappelées
L’enthousiasme pour les nouveaux outils ne doit pas faire oublier les responsabilités des dirigeants en matière de protection des données. Christophe Train a consacré une partie de la session à ce cadre incontournable, en termes simples et opérationnels.
La règle centrale transmise aux participants : avant de saisir quoi que ce soit dans un outil d’intelligence artificielle, évaluer le niveau de sensibilité de l’information. Données publiques et internes non sensibles, rédaction, communication, procédures générales, peuvent circuler dans les outils grand public comme ChatGPT ou Claude. Les données confidentielles, plans industriels, données clients nommés, contrats, informations RH, exigent des solutions souveraines ou locales.
L’atelier a également évoqué l’EU AI Act, le règlement européen sur l’intelligence artificielle qui entre en application le 2 août 2026, avec des amendes pouvant atteindre 35 millions d’euros ou 7 % du chiffre d’affaires mondial. Une réalité réglementaire qui concerne directement les entreprises présentes, et qui justifie d’agir maintenant plutôt que d’attendre.
Ce que cet atelier confirme sur l’IA en entreprise industrielle
Au-delà des cas d’usage individuels, cette session a confirmé plusieurs enseignements que les professionnels de la formation et de l’accompagnement des PME observent régulièrement.
– Le frein principal n’est pas technique, c’est culturel. La question n’est pas « comment ça marche ? » mais « est-ce que c’est vraiment pour moi ? ».
– La valeur est dans l’art du prompt. La qualité du résultat dépend directement de la précision de la demande. L’apprentissage de cette compétence (poser une bonne question à l’IA) est rapide et accessible à tous les niveaux.
– L’IA est un amplificateur, pas un remplaçant. Elle amplifie ce que vous savez déjà faire. Un bon professionnel avec l’IA produit plus vite et mieux. Elle ne se substitue pas au jugement, à l’expertise ou à la relation humaine.
Rejoignez le groupe GIR, parce que ces ateliers ne sont que le début
Cet atelier intelligence artificielle n’est qu’un exemple parmi les nombreuses opportunités que le groupe GIR crée régulièrement pour ses adhérents : formations thématiques, ateliers pratiques, rencontres entre dirigeants, partage d’expériences, veille sectorielle.
Dans un environnement économique qui évolue vite (digitalisation, IA, réglementation, tensions de recrutement) être membre d’un réseau actif, informé et engagé n’est plus un avantage : c’est une nécessité.
Visites d’entreprises innovantes, rencontres entre dirigeants locaux et régionaux, mise en avant du savoir-faire de la région Centre Val-de Loire.